
En mai dernier mon amie Danielle Mongin, m’a proposé de participer avec
André Bodin à Octobre Rose par le biais d’une exposition de peinture commune.
Octobre Rose, c’est une campagne annuelle de communication destinée à sensibiliser le public au dépistage du cancer du sein et à récolter des fonds pour la recherche. Elle a vu le jour au début des années 90 aux États-Unis à l’initiative d’Évelyn Lauder, une icône du monde des cosmétiques atteinte de la maladie. Les études statistiques démontrent qu’une femme sur huit risque de développer cette pathologie. Durant un mois, des initiatives comme des courses à pied, des ventes aux enchères, ou des collectes de toutes sortes sont organisées. Cette manifestation annuelle, permet de rassembler autour d’un thème fédérateur des associations et des professionnels de santé autour de l’information sur le dépistage du cancer du sein. L’événement est consacré aussi à l’information des aidants entourant les personnes souffrant d’un cancer du sein.
Cependant, tout n’est pas rose dans un monde de bienveillance.
Alors que de nombreuses actions sont menées pour lever des fonds chaque année, l’opération Octobre Rose possède quelques détracteurs qui dénoncent une pratique dite de “pinkwashing”, soit de profiter d’Octobre Rose à des fins commerciales.
(Le terme de “pinkwashing” a été inventé par la Breast Cancer Action, une association américaine de patientes souffrant du cancer du sein, en 2002 pour désigner les campagnes des entreprises qui utilisent le cancer du sein comme levier marketing. Il est aussi utilisé pour critiquer une technique de communication fondée sur une attitude bienveillante vis-à-vis des personnes LGBT par une entreprise ou par une entité politique, qui essaye de modifier son image et sa réputation dans un sens progressiste, tolérant et ouvert. Cette stratégie de “relations publiques” s’inscrit dans l’arsenal des méthodes d’influence, de management des perceptions et de marketing des idées ou des marques).
Dans le cadre d’Octobre Rose 2019, une exposition est réalisée sur une initiative du Centre Hospitalier Bretagne Atlantique de Vannes.
Notre participation à cette exposition en tant que peintres est parfaitement bénévole et sans but lucratif. Notre objectif est d’animer par nos réalisations certaines parties du Centre et d’apporter aux visiteurs, aux patients, aux personnels soignants, un environnement artistique inhabituel pendant tout le mois de l’opération d’Octobre Rose. Les peintures sont toutes associées d’une manière symbolique, abstraite ou figurative au corps de la femme ou au bénéfice des traitements du cancer du sein.
Pour ma part, j’ai choisi de traiter huit toiles à l’huile dans une monochromie gris/bleu (gris de payne+blanc) ainsi que cinq peintures sous encadrement verre d’une technique mixte aquarelle+acrylique. J’ai opté pour une figuration réaliste en représentant volontairement des corps de femmes loin des modèles esthétiques idéalisés. J’ai voulu des femmes réelles telles qu’elles sont présentes dans la vie quotidienne, telles qu’on les connaît et telles qu’on les aime.
L’exposition aura lieu du 4 octobre au 3 novembre 2019.
Centre Hospitalier Bretagne Atlantique.
20 Boulevard Général Maurice Guillaudot. 56017 Vannes.
























































Il est demandé aux visiteurs de voter pour l’œuvre qui les séduira le plus. Je fais un premier tour sans remarquer véritablement ce qui mériterait mon approbation pour constituer le choix du public. Je délaisse les sempiternelles peintures abstraites qui envahissent les salons et qui paraissent sortir tout droit















J’ai planté mon chevalet une bonne partie du temps aux Colombets. Autour de la maison de Georges, un ancien corps de ferme au pied du Mont Ventoux, et à l’entrée de la combe de Curnier. Il y a dans ce lieu tout ce qu’il faut pour peindre. Vues sur le Ventoux, vieux arbres, paysages, maisons, hangars, et même chiens et poules pour les plus courageux. La maison de Georges étant toujours des plus accueillantes, je ne compte plus le nombre de café dégustés chez lui pour me réchauffer.

Aux Colombets, les vieux arbres gris, argentés, sous un faible soleil dans un écrin verdâtre de buis et de chênes verts, révèlent des corps maigres et fragilisés par l’hiver.
Toujours au Colombets, les chênes verts regroupés en famille se parent d’une lueur chaude lorsque la lumière effleure leur tête. Dans l’ombre, les feuillages virent au gris vert, dans une couleur insaisissable.
L’église de Bedoin est ma dernière peinture avant rangement du matériel. Temps gris, pluie, vent froid, j’hérite d’un bon refroidissement qui m’accompagnera plusieurs jours après mon retour.
Après les portraits, les nus méritaient bien une petite mise à jour d’autant que ces 3 derniers mois ont été assez intensifs. Les séances du jeudi matin avec modèle vivant cumulées avec les reprises de croquis et les interprétations en atelier ont vite rempli quelques cartons à dessin et autres boîtes.


