Morbihan, pointe du Percho

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Morbihan, la pointe du Percho. Ancienne batterie d'artillerie.

Morbihan, la pointe du Percho. Ancienne batterie d’artillerie.

J’ai toujours été fasciné et surtout impressionné par la puissance de la mer. Son mouvement, son vacarme accompagné du mugissement du vent. Il n’est pas nécessaire d’attendre une tempête pour se rendre à la pointe du Percho sur la côte sauvage de Quiberon. Là, quelle que soit la force ou l’amplitude de la marée, les vagues se fracassent avec puissance et parfois démence contre les blocs de granit érigés en sentinelles sombres. Le site est visité par de nombreux curieux, qu’ils soient randonneurs, touristes venus de loin ou tout simplement personnes du cru. Il y a toujours à voir et à ressentir.

Morbihan, la pointe du Percho. En surplomb, mouvement et puissance.

Morbihan, la pointe du Percho. En surplomb, mouvement et puissance.

En surplomb de la mer, cette pointe rocheuse est dès les premiers âges fréquentée par l’homme. Les hommes des mégalithes recherchent les belvédères qui seront propices à l’édification de sanctuaires. Le dolmen de la pointe du Percho orienté vers le soleil couchant, témoigne de l’intérêt du lieu et du sens sacré que l’homme a toujours concédé à la nature. Une petite bâtisse érodée, en pleine désolation marque le point le plus haut de la falaise. Injustement appelée “la maison des douaniers”, elle fut semble t’il, construite à destination militaire en 1696 et équipée de deux canons de marine. Jusqu’en 1918, elle portera le nom de “corps de garde”, ouvrage maçonné associé à une “batterie d’artillerie”. C’est en contrebas de cet endroit, dans un espace aérien, au contact de la roche que j’ai installé (dans un équilibre précaire) mon trépied et mes feuilles de papier ainsi que mes encres. Tout est solidement fixé pour éviter un catastrophique envol dû au souffle imprévisible venu de la mer.

Pointe du Percho. Encre noire sur papier.

Pointe du Percho. Encre noire sur papier.

Tout l’après-midi, les goélands me tiendront compagnie et s’approcheront insidieusement de mon sac pour tenter de me “chipper” un improbable morceau de nourriture. Gonflés les oiseaux !

Pointe du Percho. Encre noire sur papier.

Pointe du Percho. Encre noire sur papier.

 

Pointe du Percho. Encre noire et brou de noix sur papier.

Pointe du Percho. Encre noire et brou de noix sur papier.

 

Pointe du Percho. Encre noire et brou de noix sur papier.

Pointe du Percho. Encre noire et brou de noix sur papier.

 

Pointe du Percho. Encre noire, brou de noix et encre acrylique rouge sur papier.

Pointe du Percho. Encre noire, brou de noix et encre acrylique rouge sur papier.

Un mois de peinture.

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Un mois de peinture résumé en une dizaine de toiles.

Portraits, nus, et natures mortes s’entremêlent selon le temps, selon l’envie ou tout simplement en fonction de la lumière qui, en ce mois de décembre décline bien trop tôt.

Les natures mortes ne sont pas ma tasse de thé, mais elles sont comme une petite friandise  dégustée en douce histoire d’arrêter un instant le cours du quotidien. J’ai expérimenté la peinture à l’huile sur carton, sur fond noir, sur toile et aujourdhui sur panneau MDF (panneau de fibres de bois). Chaque support oblige à une technique particulière à laquelle il faut s’habituer. L’aquarelle est dédiée pour l’instant au croquis préparatoires et aux séances de modèle vivant.

C’est le temps des préparatifs pour les fêtes, quelque peu désenchantées en cette fin d’année. À toutes et à tous cependant, je vous souhaite de profiter pleinement des instants de bonheur et de complicité que les retrouvailles en famille ou les réunions entre amis peuvent procurer.

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Figures (1)

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Travail en cours…

Il y a de tout dans cette mise à jour. Portraits, nus, huile sur toile, sur papier et acrylique. C’est une galerie hétéroclite qui compile une partie d’un mois de travail. Les choses ne vont pas toujours à la vitesse que je souhaite. L’huile, contrairement à l’aquarelle sèche lentement et même si parfois l’envie de poursuivre mon travail sur une toile se fait sentir, la viscosité de la matière me rappelle vite à la réalité.

Aux questions que se posent parfois certaines personnes concernant l’art et les artistes, je citerai cette phrase d’Isabelle Bourger (interview Géant des Beaux Art) que je trouve simple, et très compréhensible :
Depuis quand pratiquez-vous votre art ? Quelles ont été vos motivations ? Etes-vous professionnelle ?
— Si on parle d’art, ma pratique est finalement assez récente. J’ai toujours dessiné mais de façon décousue et sans quête réelle. Le besoin de dépasser cela, d’aller plus loin dans la démarche, construire autour et avec la pratique picturale, s’est petit à petit imposé à moi jusqu’à occuper une place entière dans ma vie. Dorénavant, chaque pensée me ramène à la peinture.
C’est un processus qui met en jeu la personne dans son entier, physiquement, intellectuellement et émotionnellement. Je crois que c’est seulement à partir de ce moment là que l’on peut se qualifier d’artiste.

Work in progress (1)

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Il m’arrive de temps en temps de conserver sous forme de photos, les diverses étapes d’un tableau. Une sorte de” step by step” qui me permet, sur des sujets que je présume difficiles, de conserver une trace de ce que j’ai pu faire.
Avec cette mémorisation, je peux comparer la version immédiate avec une version antérieure et définir ce que j’ai pu apporter de mieux ou ce que j’ai pu perdu à force d’insister. Car chaque toile, à un moment donné, refuse de donner sa plénitude. Il faut reconnaître que c’est surtout le peintre qui n’a plus les capacités à apporter un bénéfice à son travail. Fatigue, perte de concentration, lumière changeante, peinture trop fraîche ou toile trop chargée en matière…et aussi mauvais sujet etc…
Combien de fois, après un coup de pinceau trop énergique, ai-je voulu faire un retour en arrière comme on le fait en informatique pour annuler l’action précédente. Là, impossible. Une modification d’un détail, ou d’une couleur à un simple endroit, oblige peu à peu à tout modifier. D’où des versions en évolution permanente. C’est cette progression, de l’esquisse en passant par les différentes versions jusqu’au tableau définitif que j’ai enregistrée ci-dessous.
Certains visuels, peuvent séduire par leur aspect plus figuratif que le final.  Pour ma part, je leur trouve un manque de présence, avec soit des contrastes trop forts, une chromie inadéquate ou un aspect pas suffisamment “pictural”.

Construction, déconstruction, ce petit tableau de 30 x 40 cm, m’aura donné baucoup de mal et accaparé mon attention pendant presque un mois.
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version 2

34 ans d’absence.

duos
34 ans, c’est le nombre d’années qui séparent ces deux autoportraits. Le premier, oublié quelque part dans ma cave date de 1981. Le second a été réalisé ce mois ci, en novembre 2015. Tant d’années qui ont été marquées par ce que j’appelle une absence. Absence, oubli de peinture due à une vie professionnelle boulonnée à la rentabilité, aliénée au rythmes frénétiques et convulsifs d’un monde un peu fou, incompatible avec le temps indécis et secret que réclame le silence de l’atelier. Aujourd’hui, c’est une “reprise du temps”, comme le fait l’arbitre lorsqu’il relance le chronomètre et les joueurs après un événement qui a altéré le “match”.
Le modèle a changé. Il a pris un coup de vieux et je pourrais même ne pas me reconnaître. Mais, plus que le modèle, c’est le style pictural qui a évolué. Moins de dureté, dans le coup de pinceau. Une touche plus ronde, moins carrée, plus nuancée et colorée. La couleur blafarde, pratiquement monochrome qui a envahi le portrait, fait place à une gamme chromatique plus chaude, plus ensoleillée. Comme si le temps avait adoucit et le sujet et la manière de l’exprimer.

Moleskine à l’épreuve.

Mon matériel de plein air.

Mon matériel de plein air.

Les carnets Moleskine sont connus dans le monde entier et immédiatement reconnaissables. Un simple rectangle noir aux angles arrondis, un élastique qui retient les pages, une pochette interne qui collecte tout ce qui mérite d’être conservé. Ce carnet Moleskine est aujourd’hui le riche héritier et le successeur de carnet des artistes et intellectuels des deux siècles derniers : de Vincent van Gogh à Pablo Picasso, de Ernest Emingway à Bruce Chatwin.

Justement ce carnet était le préféré de Bruce Chatwin et c’est lui qui lui donna le nom de “moleskine” (toile de coton recouverte d’un enduit, mat ou verni, qui lui donne l’aspect du cuir qu’elle imite). Au milieu des années 1980, ces carnets deviennent extrêmement rares. En 1986, le fabriquant, une petite entreprise familiale de Tours, ferme ses portes. “Le “moleskine” n’est plus. En 1997, un petit éditeur Milanais fait renaître ce carnet légendaire et choisit ce nom littéraire “Moleskine” pour créer la marque et renouveler une tradition extraordinaire.

Vaucluse - Bedoin, chez Françoise et Pierre.

Vaucluse – Bedoin, chez Françoise et Pierre.

Ces carnets sont très agréables à utiliser, tant pour les pochades à l’aquarelle que pour les croquis sur le vif. Je les utilise surtout à l’extérieur lorsque je circule et que je ne veux pas passer trop de temps au même endroit. J’ai organisé mon équipement de façon à être opérationnel rapidement et n’importe où. Dans un sac à dos léger, j’y ai fourré un carnet A4 pour l’aquarelle et un autre pour le croquis. Un siège tripode repliable, super léger, côtoie une boîte d’aquarelle basique. Dans un autre compartiment du sac, j’emporte une bouteille d’eau de 50 cl avec un pot rétractable. Une trousse avec crayons, feutres, deux pinceaux de voyage et une pince, complète mon matériel. Sans oublier une planchette en contreplaqué que je pose sur les genoux et qui me sert de table à dessin…en quelque sorte.

J’ai retenu de ces séances en plein air, qui ne dépassent pas une heure d’activité pour un “spot”, qu’il convient de bien se vêtir même si le temps paraît clément. L’immobilité dans le courant d’air d’une rue finit tôt ou tard par devenir gênant et à affaiblir la concentration. Et, si j’ai un conseil à donner à ceux qui peignent dehors, surtout en milieu urbain, c’est de s’installer dos contre un mur ou au meilleur endroit possible qui permette de voir immédiatement qui que ce soit qui vienne vers eux. Ne pas être surpris est un gage de sécurité. Enfin, ne laissez rien d’important (papiers, portefeuille…) dans votre sac à dos qui traîne à vos pieds. En cas de vol à l’arraché vous seriez bien empruntés pour réagir rapidement avec tout votre matériel sur les genoux. Après tout ça, enjoy !!!

Work in Vaucluse.

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Vaucluse - Bedoin - Maison de Bernadette et Georges aux Colombets.

Vaucluse – Bedoin – Maison de Bernadette et Georges aux Colombets.

Je ne ferai pas trop de commentaires sur mon travail d’aquarelle effectué dans le Vaucluse au mois de septembre. Une partie du résultat est là, présenté sous forme de reproductions. Je m’attendais à un paysage desséché par la chaleur cumulée des mois de juillet et d’août. Étonnement de ma part. Tout y était très vert, beaucoup de vert, trop de vert à mon goût, puisque le vert est une couleur pour laquelle j’ai peu d’affinités. C’est un comble pour quelqu’un qui passe son temps à peindre à l’extérieur et le plus souvent dans des paysages noyés de verdure…et qui considère les arbres avec la meilleure intention.

J’ai entamé la réalisation de grands dessins au fusain “on live” dans lesquels je me suis jeté et régalé, en essayant de leur donner un petit aspect “fantastique”. C’est au moins ma meilleure satisfaction picturale de ce séjour dans le Vaucluse.

En parallèle à cette galerie aquarelles/dessins, j’ai pas moins réalisé une vingtaine de pochades couleur et une quinzaine de croquis sur mes carnets “Moleskine”, que je présenterai sur le blog la prochaine fois.

Peintures août 2015

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J’avais un peu délaissé l’actualisation de ce blog au profit de publications plus quotidiennes sur Facebook. Voilà une mise à jour des principales réalisations produites ces dernières semaines. Ceux qui me suivent sur Facebook y trouveront pêle-mêle des nouveautés et des choses déjà publiées. Pour  vaincre ma hantise des perspectives et des paysages urbains, j’ai fait une approche “minimale” en aquarelle sur les avenues de New-York. Tentative à demi-réussie pour ma part. Pour me changer la main (tout comme on fait un “trou normand” avant de poursuivre avec entrain un bon repas), le dessin de portrait en frand format et de manière “réaliste” est un travail dans lequel je me sens plus à l’aise. Enfin, et pour finir en diaporama, mes habituels paysages à travers quelques aquarelles dont certaines sont réalisées dans un format “miniature”.

Ceux qui sont sur Facebook, peuvent me retrouver sous “Serge San Juan” et aussi sur le groupe “Art entre Amis”. Un groupe que je suis en train de constituer réunissant des artistes peintres professionnels, amateurs ou débutants.

Fusain sur papier Ingres - format 50x65 cm

Fusain sur papier Ingres – format 50×65 cm

Fusain sur papier Ingres - format 50x65 cm

Fusain sur papier Ingres – format 50×65 cm

Aquarelle papier Arches - format 36x48 cm

Aquarelle papier Arches – format 36×48 cm

Aquarelle papier Arches - format 36x48 cm

Aquarelle papier Arches – format 36×48 cm

Aquarelle papier Arches - format 36x48 cm

Aquarelle papier Arches – format 36×48 cm

Femmes artistes

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Suzanne Valadon
(1865-1938)
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Fille naturelle d’une blanchisseuse, Suzanne Valadon devient acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle est établie avec sa mère elle a la possibilité de s’initier à l’art.
Elle devient le modèle de nombreux peintres, les observant en posant et apprenant ainsi leurs techniques. Elle est le modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, ou encore Henri de Toulouse-Lautrec, nouant des relations avec certains.1-valadon art
Edgar Degas remarque les lignes vives de ses dessins et peintures et encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse, pourvoyant aux besoins de son fils, qui prendra plus tard le nom d’Utrillo. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, parmi lesquels celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. En 1894, Suzanne Valadon est la première femme admise à la Société nationale des beaux-arts.
Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909. Suzanne quitte son mari pour le peintre André Utter. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. À la fin de sa vie, Suzanne Valadon se lie d’amitié avec le peintre Gazi le Tatar et, poussée par cette rencontre, se remet à peindre.
Suzanne Valadon meurt le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André Derain, Pablo Picasso et Georges Braque, et est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.

Marie Laurencin
(1883-1956)
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Marie Laurencin est une peintre française, portraitiste, illustratrice, graveuse et poétesse. Désireuse de devenir peintre sur porcelaine, elle s’inscrit à l’école de Sèvres et à l’académie Humbert où elle suit des cours de dessin et de gravure avec talent, notamment aux côtés de Francis Picabia et de Georges Braque, ce dernier lui faisant rencontrer en 1906 Pierre Roché qui devient alors son amant et mécène.
En 1907, Marie Laurencin réalise sa première exposition et participe au salon des Indépendants. Elle rencontre Picasso qui lui présente Guillaume Apollinaire avec qui elle mène un amour passionné jusqu’en 1912. Elle vit alors en femme libre pour l’époque, entretient de nombreuses relations.
En 1913 ses tableaux se vendent hors de France et elle expose aux côtés de Marcel Duchamp à l’Armory Show de New York. Marie Laurencin se marie en 1914 au baron allemand Otto von Wätjen, mais la Première Guerre mondiale les pousse à s’exiler en Espagne jusqu’en 1919.2-laurencin art
En 1921, le couple revient à Paris et divorce la même année. Malgré un cancer de l’estomac en 1923, elle mène une carrière très prolifique et devient une artiste reconnue, réalisant de nombreuses illustrations pour Gide et Lewis Caroll par exemple, mais aussi des décors pour des ballets comme “Les biches”.
Alors que Marie Laurencin est consacrée en recevant la Légion d’honneur en 1935 et en présentant 16 de ses oeuvres lors de l’exposition universelle de 1937, la Seconde Guerre mondiale éclate. Elle continue toutefois ses portraits durant cette dure période et publie en 1942 “Le carnet des nuits”. Sa santé se fait alors plus fragile.
A partir de 1945, Marie Laurencin s’affaiblit, mais continue de réaliser plusieurs oeuvres entre différentes retraites. Elle décède en 1956 d’une crise cardiaque.

Louise Bourgeois
(1911-2010)
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Ses parents étaient restaurateurs de tapisseries anciennes. Dès l’âge de dix ans, elle commençe à aider ses parents pour les dessins des tapisseries.
En 1982, elle publiera dans le magazine d’art américain Artforum un récit illustré de photographies de son enfance et intitulé “Child’s Abuse”, dont l’esthétique est proche de celle des revues surréalistes des années 1930. Elle évoque dans ce texte un épisode devenu fondateur dans la critique qui se déploie autour de son œuvre. Au cours de son adolescence, sa jeune nounou anglaise est la maîtresse de son père et sa mère ferme les yeux sur cette relation.
Pour exprimer des tensions familiales insupportables, il fallait que son anxiété s’exerce sur des formes qu’elle pouvait changer, détruire et reconstruire. Elle commence des études d’art à Paris, d’abord à l’École des beaux-arts, puis dans de nombreuses académies, ainsi qu’à l’École du Louvre. Elle a comme professeurs des artistes comme Paul Colin, Cassandre ou bien encore Fernand Léger.
En 1937, elle rencontre l’historien d’art américain Robert Goldwater. Elle l’épouse et s’installe avec lui à New York dès l’année suivante. C’est là qu’elle entre en relation avec le milieu des surréalistes, dont la plupart ont quitté la France pour les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale et présente sa première exposition personnelle en 1945.
Elle meurt le 31 mai 2010, à l’âge de 98 ans.3-bourgeois art
Louise Bourgeois a travaillé particulièrement sur les thèmes de l’universalité, des relations entre les êtres, de l’amour et de la frustration entre des amants ou les membres d’une même famille, ainsi que l’érotisme.
Depuis ses premiers dessins, peintures et gravures, son œuvre se centre sur le sujet de la procréation, de la naissance et de la maternité, sous la forme de “femmes-maisons”, mêlant le corps à l’architecture, l’organique au géométrique, buste en brique, maison à colonnes sur les épaules, cage thoracique en forme d’escaliers et de portes. Le fil rouge de son œuvre est le phallus (le père), qu’elle baptise “fillette” et l’araignée (la mère). L’araignée représente la mère, “parce que ma meilleure amie était ma mère, et qu’elle était aussi intelligente, patiente, propre et utile, raisonnable, indispensable qu’une araignée”. L’araignée est pour elle le symbole des tapisseries que réparait sa mère (toile de l’araignée) et de tout ce qui s’y rapporte,aiguilles, fils…

Tamara de Lempicka 
(1898-1980)
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Tamara de Lempicka est née Maria Gorska le 16 mai 1898, à Varsovie, en Pologne. Elle est la peintre polonaise la plus célèbre de la période Art déco. Brillante, belle et audacieuse, inclassable, mystérieuse et contradictoire, elle a fait de sa vie une succession de mises en scène très élaborées. Fille de Boris Gorski, un juif russe, et d’une mère polonaise, son enfance se passe dans un milieu aisé et cultivé entre Saint-Pétersbourg, Varsovie et Lausanne. En 1914, elle est retenue par la guerre à Saint-Pétersbourg où elle s’inscrit à l’académie des Beaux-Arts. Elle épouse Tadeusz Lempicki, un jeune avocat polonais en 1916. La Révolution d’octobre bouleverse sa vie et après un détour par Copenhague, elle gagne Paris. Tamara commence alors avec beaucoup de ténacité une carrière de peintre. 4-lempicka art
En 1920, à l’Académie Ranson, elle reçoit l’enseignement de Maurice Denis et à l’Académie de la Grande Chaumière celle d’André Lhote. C’est là qu’elle forge petit à petit son style qui, dans une synthèse inattendue de l’art maniériste de la Renaissance et du néo-cubisme, va coller parfaitement à son époque. L’envol de sa carrière coïncide avec sa première exposition personnelle à Milan en 1925.
En 1929, appelée par Rufus Bush, un riche américain qui lui a commandé le portrait de sa fiancée, Tamara fait son premier voyage à New York. Outre le portrait de commande, elle exécutera sur place plusieurs tableaux, dont d’intéressantes études de gratte-ciel. Elle expose simultanément en Pologne, à Paris et aux États-Unis.
Fuyant les menaces de guerre, elle s’installe aux États-Unis en 1939 où elle fait trois expositions à New York et à San Francisco chez Paul Rheinardt et chez Julien Levy. Après-guerre, son œuvre tombe dans un profond oubli jusqu’à ce que la redécouverte de l’Art déco, dans les années 1970, fasse ressurgir son nom.

Frida Kahlo
(1907-1954)
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Frida Khalo est l’une des plus grandes figures de l’art mexicain du XXe siècle. Auteur de plusieurs centaines de tableaux, dont de nombreux autoportraits, elle est célèbre pour ses toiles réalistes, qui sont le reflet de ses passions et sa souffrance, mais aussi du Mexique. Elle entre en école préparatoire en 1922 et souhaite étudier la médecine. Mais, en 1925, un accident de bus la laisse gravement blessée, notamment aux jambes et à la colonne vertébrale. Elle doit rester de longs mois alitée et porter des corsets. Pour pallier ce manque d’activité, Frida commence à peindre et sa mère lui installe un miroir au-dessus de son lit. C’est ainsi qu’elle commence à réaliser ses célèbres autoportraits, notamment l'”Autoportrait à la robe de velours”, en 1926. 5-kahlo art
En 1928, ayant recouvré presque toute sa mobilité, Frida Khalo s’inscrit au Parti communiste. Cette même année, elle rencontre le peintre très connu Diego Rivera et lui montre quelques-uns de ses tableaux. C’est le début d’une histoire d’amour tumultueuse. En 1929, ils se marient et s’installent l’année suivante à San Francisco, où Frida rencontre de nombreux artistes. Mais elle subit deux fausses couches en 1930 et 1932.
En 1938, Frida Khalo rencontre André Breton à Mexico. Grâce à lui, cette même année, elle peut exposer ses oeuvres dans la galerie de Julien Levy, à New York. Elle vend de nombreux tableaux. En 1953, une première exposition de son oeuvre est organisée à Mexico. Mais durant l’été, on doit lui amputer la jambe droite.
Elle meurt en 1954 à 47 ans et laisse des oeuvres importantes telles que “Quelques petites piqûres”(1935), ou encore “La Colonne brisée” (1944).

(Source des textes Internet)