L’ombre

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Chaque soir, me couchant et fermant les yeux, je me demande à quel moment il va me rejoindre et perturber mon sommeil. Il apparaît sournoisement dans ma nuit et aucun signe, aucun acte particulier dans ma journée ne saurait provoquer ou prévenir son arrivée. Lui, c’est l’être de l’ombre, celui qui me visite de façon improbable, qui tente de me happer et de m’entraîner dans son antre profonde et froide. Dans mon repos silencieux, il glisse sur mes rêves, il avance prudemment mais irrémédiablement se rapproche monstrueux. Je sens son haleine humide, l’odeur de moisi et de poussière de ses effets recouvrant son corps hideux.

Quel long voyage a t’il parcouru et pendant combien de siècles a t’il survolé les nuits des hommes, tourmentant leurs songes, transformant leurs espoirs en cauchemars. Pour l’instant je suis plongé dans un abîme de bitume. Des amis sans nom et sans visage me précèdent. Ils avancent doucement sur une pente vers une pièce au loin, très éclairée. J’ai beau me dépêcher pour les rejoindre, chaque pas que je fais me retarde sur leur avancée. J’avance tout en reculant. Devenus silhouettes dans la lumière, ils referment doucement une porte dont le filet de lumière se projette dans l’espace charbonneux. La lame étincelante perd peu à peu de son intensité. Dans un claquement sec de pêne, la porte se referme et m’emmure dans le néant. Alors, il s’approche. Je le devine naître doucement des ténèbres. Il ne bouge presque pas, se mouvant comme le brouillard coule dans une vallée, oppressant et figeant chaque chose et chaque être. Je ressens pourtant la force de son désir. Il me veut. Il est là pour moi.

Et les autres là-bas qui ne remarquent pas mon absence. Je les appelle doucement de peur de déclencher la fureur du monstre. Et rien ne se passe. Je crie de plus en plus fort, jusqu’à hurler alors toute mon épouvante. Je vois de mes propres yeux, ma bouche béante articuler jusqu’à la distorsion toute ma souffrance ressentie. Mais, aucun son ne parvient à mes oreilles. J’étouffe dans des sanglots d’impuissance ! Le monstre se rapproche, ses membres gainés de suie me frôlent comme un avertissement. Il va me saisir, m’envelopper dans sa gangue noire, me transformer en exuvie qui contraindra mes os. De toute ma puissance, dans une douleur ultime, j’expulse mon dernier cri !
On me pousse on me secoue, j’entends parler, comme dans un ailleurs. Du bruit, soudain une lumière s’allume puis s’éteint ; et je me rendors !
Le monstre de la nuit s’est évanoui je le sais, mais il en rôde toujours un autre quelque part de l’aube au crépuscule qui me suit pas à pas. Je ne suis jamais sûr de ne pas le voir réapparaître dès que je baisse la garde. Il est partout, tout le temps depuis tous les temps.
Et hier, je l’ai encore vu !

Un arbre

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Sorti de l’ombre d’un chemin, un enfant à la chevelure bohème s’est installé à mes côtés.
Dessine moi un arbre me dit-il, après un grand silence.
Un arbre ? Tu ne préfères pas que je te dessine un mouton ? Je croyais que tous les enfants préférais les moutons.
Moi, je n’aime pas beaucoup les moutons. Ils bêlent tout le temps, ils sentent le suint et foncent n’importe où sans réfléchir quand ils ont peur.
J’avais envie de lui faire plaisir et me mis tout de suite à l’œuvre.
Tiens, voilà ton arbre. Bien grand, avec de grosses branches fortes et noueuses comme des bras de géant et coiffé d’une belle chevelure verte à son sommet.
Pas mal du tout, mais ton arbre est-ce qu’il parle ?
Je n’ai jamais entendu un arbre parler, lui dis-je.
Même dans ta tête ?
Euh non ! Bien franchement.

Pourtant regarde et écoute celui-ci avec sa branche cassée comme il geint lorsque le souffle venu de la mer secoue son membre estropié.
J’ai beau tendre l’oreille, je n’entends rien.
Tu n’entends rien peut-être parce que tes oreilles sont devenues insensibles au malheur. Sais-tu aussi qu’on entend mieux avec un bon regard. Tu as peut-être aussi besoin d’une bonne paire de lunettes.
Je ne savais pas quoi lui répondre. À vrai dire les réflexions des enfants m’avaient toujours laissé dubitatif quant à leur évidence. Ce n’était pas ce gamin qui allait me donner des leçons.

Montre-moi ces autres dessins que tu caches dans ton grand carnet noir. Il se mit à feuilleter le carnet avec grande attention et pour chaque dessin ne m’épargna pas ses commentaires.
Cet arbre là est bien discret, fondu dans le paysage. Je le sens rêveur. Il n’ose pas se montrer dans la lumière et se cache derrière ses voisins présomptueux. Leur orgueil est pour lui l’assurance de sa tranquillité. Vois comme il maîtrise ses branches pour gagner en humilité et survivre à proximité des géants. Celui-là, je l’aime bien pour tout ce qu’il ne dit qu’à demi mot.

Alors cet arbre là ne parle pas vraiment ?
C’est vrai, celui-là il ne parle pas beaucoup mais tout est dit dans son allure.
C’est bien compliqué tout ça, je ne comprends rien à ce que tu me racontes. Et ceux là, ils te parlent comment ?
Ceux-là, chétifs et souples, pliant sous le poids de leur feuillage mouvant dans l’éclat du jour, jettent à tout moment des flash argentés comme un banc de sardines surexcité. Ils sont joyeux, plein de vie, de jeunesse. Ils cherchent à attirer le regard. C’est pour ça qu’ils sont si beaux. Et puis ceux-ci encore qui émergent de l’ombre pour profiter de l’air chaud, dessinent de leurs troncs rosés des arcs tendus à l’assaut de la lumière. Ce sont des aventuriers, des conquérants de terres vierges, de véritables colonisateurs. Tous les arbres réunis dans ton carnet de dessins ont tous une personnalité particulière. Observe leur peau rugueuse ou lustrée qui court de leurs racines au plus haut de leur faîte. Admire leur toison qui change de couleur au gré des saisons pour le simple plaisir d’embellir ta vie. Touche leur corps somptueux et équilibré qui les fait tenir sur une jambe même en pleine tempête.

Tu vois, au delà des apparences ils ont tous quelque chose à nous dire. Et ce n’est pas tant qu’ils aient réellement à nous parler que nous qui avons à les observer et à les comprendre.
Tiens je vais te dessiner mon arbre préféré, me dit-il.
De sa petite main, il effleura la feuille blanche par des mouvements circulaires. Il semblait caresser le papier et le dessin apparaissait comme par magie. Un sourire aux lèvres et satisfait de son œuvre il me tendit le cahier et disparut aussi secrètement qu’il était apparu.

Je restais là, à regarder son magnifique dessin. Un arbre de vie ! Il m’avait dessiné un joli arbre de vie. Sous mes yeux lunettés et stupéfaits, je vis le dessin de l’arbre s’animer et les branches avec ses feuilles se mettre à danser.
Relevant la tête vers le paysage, je me mis à regarder l’arbre campé devant moi avec un œil neuf et interrogateur.
Aujourd’hui encore, j’en suis à me demander si tout cela était bien réel. Dans mon carnet de dessin, l’arbre de vie qu’avait dessiné l’enfant a disparu, remplacé désormais par une simple page blanche.

Hommes

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Etre modèle et poser pour les peintres, est devenu un vrai métier. Un métier où la concurrence est grande. S’il fallait auparavant avoir un peu de culot et se présenter à la porte de n’importe quelle académie pour décrocher des séances de pose, c’est beaucoup moins vrai aujourd’hui. Il ne suffit plus d’avoir une esthétique harmonieuse ou un corps digne d’intérêt. Il faut aussi savoir poser. Dans les ateliers de dessin, on demande au modèle de se mouvoir dans l’espace, de savoir se placer dans la lumière, de se camper par rapport au public. De la pose statique aux poses en mouvement, le modèle se doit de proposer une collection complète d’attitudes qu’il adaptera en fonction de la durée des poses (entre 2 et 45 mn). De nombreux modèles calquent leur répertoire de poses à partir des peintures de maîtres. Il n’est pas rare d’avoir une attitude de Saint Sébastien peint par Andréa Mantegna, ou de celle de l’Odalisque immortalisée par François Boucher. On n’imagine pas réellement la difficulté physique de ne plus bouger avec les bras levés, les jambes repliées dans une position inconfortable. Le corps supporte alors de grandes tensions musculaires. Et malgré tout, cela ne suffit pas pour que s’ouvrent en grand les portes des ateliers. Il doit se créer quelque chose entre l’artiste et son modèle. Une relation particulière qui créera une alchimie dynamique. Un très beau modèle mais indifférent à son espace, ignorant du public à ses pieds sera la plupart du temps écarté au profit d’un modèle plus participatif. Un modèle aux poses paresseuses ou atones a souvent une mauvaise influence sur le résultat d’un dessin. Et puis chacun possède ses propres critères en matière de physique avec lesquels il se sent motivé. La femme a été depuis toujours la source privilégiée des peintres mais aujourd’hui je mets en avant des dessins d’hommes.

(Croquis à l’aquarelle temps de pose n’excédant pas 10 minutes)

Paysages au carré

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Vous me direz, encore des peintures au carré ! Et oui, après les portraits, maintenant les paysages au carré. Cela veut-il dire que je tourne en rond ? Je dois avouer que ce format me plait particulièrement. C’est peut-être l’envie de sortir des formats conventionnels. Sans doute aussi compte tenu de ma fainéantise, un format carré m’en fait moins à peindre sur les côtés ! Mais non, je plaisante. Ce que je peux dire en tout cas, c’est que le format vertical pour un paysage (à la française) est un cadre qui ne m’inspire pas trop. Ce qui peut me séduire à la limite, ce sont les formats verticaux où le rapport largeur/hauteur serait très différencié. Mais les sujets de paysages susceptibles de se composer dans de tels formats sont un peu plus rares. Chinois et Japonais s’y sont confrontés merveilleusement. Je les laisse tout à leur art.
Pour cette galerie, des sujets simples, habituels. Quelques arbres, un coin de champ ou de forêt lors de balades, un chemin, quelques ambiances saisies au lever du soleil en campagne. Voilà pour mon univers. Pour la technique, certains visuels sont réalisés à la gouache, d’autres à l’huile. Cherchez à les différencier si ça vous amuse.

Paint-maton

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Quel plaisir que de retrouver la simplicité de la gouache. Elle est souvent oubliée, méprisée même car elle rappelle les années scolaires, les heures de peinture autrefois sous l’œil bienveillant, mais parfois incompétent, du maître ou du prof de géographie ou d’histoire. Ces matinées ou après-midi étaient beaucoup moins l’expression d’une grande créativité que le moment de défouloir pour le plus grand nombre. On sortait alors sa boite de gouaches, en godets ou pastilles et sa pochette de papier Canson. Les mieux équipés possédaient leurs gouaches en tubes et faisaient figure de privilégiés. La différence matérielle opérait déjà une fracture entre les plus doués et les autres.


Ce sont bien des souvenirs enfouis qui surgissent à l’utilisation de la gouache. Ce qui me revient souvent en tête, ce sont les faibles moyens accordés à la peinture, au matériel lui-même. Quand une couleur était épuisée, je faisais sans, jusqu’à ce que ça ne devienne plus tenable. C’était toujours le blanc qui manquait en premier. Il fallait que je négocie avec mes parents pour acheter quelques tubes, un peu de papier. Cette fourniture créative n’étant pas la plus indispensable. J’avais donc toujours le temps d’attendre un peu. J’ai aussi en tête, l’image du bocal d’eau nuageuse qui se renversait sur la peinture, toujours au dernier moment.


Il y a une délectation toute naturelle à jouer librement avec la matière et sa couleur.
En commençant mes autoportraits à la gouache, je me suis fait plaisir sans trop de contraintes techniques. De la couleur, de l’eau et du papier. Des ingrédients d’un grand commun. J’ai étalé de la couleur sans me soucier de la gestion du temps de séchage qu’impose l’huile. Ça soulage l’esprit. Ce qui m’a vraiment impressionné en découvrant les gouaches qu’un ami avait réalisées, c’est leur aspect mat, véritablement velouté. Il s’en dégage une douceur, une sensualité très charnelle. C’est une impression que je n’avais pas perçue auparavant. Et cela ne se ressent pas du tout à travers des reproductions. Comme quoi, voir un original apporte une dimension qui fait appel à d’autres sens que celui de la vue.


Cette série d’autoportraits, n’est pas la manifestation d’un égo surdimensionné, mais plutôt le fait qu’il n’y a pas plus simple de poser soi-même devant un miroir pour travailler le portrait. Par contre, se voir autrement que de face est une réelle difficulté face au miroir. Il sera facile au visiteur d’identifier le portrait qui est réalisé à partir d’une photo. Je ne reviendrai pas sur la sempiternelle “question du sourire” sur les autoportraits. Remarque ayant été déjà tellement traitée.

Femme

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    Je t'aime pour toutes les femmes
    Que je n'ai pas connues
    Je t'aime pour tout le temps
    Où je n'ai pas vécu
    Pour l'odeur du grand large
    Et l'odeur du pain chaud
    Pour la neige qui fond
    Pour les premières fleurs
    Pour les animaux purs
    Que l'homme n'effraie pas
    Je t'aime pour aimer
    Je t'aime pour toutes les femmes
    Que je n'aime pas

    Qui me reflète sinon toi-même
    Je me vois si peu
    Sans toi je ne vois rien
    Qu'une étendue déserte
    Entre autrefois et aujourd'hui
    Il y a eu toutes ces morts
    Que j'ai franchies
    Sur de la paille
    Je n'ai pas pu percer
    Le mur de mon miroir
    Il m'a fallu apprendre
    Mot par mot la vie
    Comme on oublie

    Je t'aime pour ta sagesse
    Qui n'est pas la mienne
    Pour la santé je t'aime
    Contre tout ce qui n'est qu'illusion
    Pour ce cœur immortel
    Que je ne détiens pas
    Que tu crois être le doute
    Et tu n'es que raison
    Tu es le grand soleil
    Qui me monte à la tête
    Quand je suis sûr de moi
    Quand je suis sûr de moi

    Tu es le grand soleil
    Qui me monte à la tête
    Quand je suis sûr de moi
    Quand je suis sûr de moi

Je t'aime (Paul Eluard)

Mugshots

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Les “mugshots” ou photos d’identité judiciaire ne datent pas d’aujourd’hui et sont consécutives à l’invention de la photographie. Lors de la conquête de l’Ouest, Allan Pinkerton fut le premier à utiliser les portraits des bandits et autres délinquants sur les fameuses affiches “wanted”. La photo s’est avérée rapidement insuffisante pour décrire un individu. Elle ne définit que les aspects physiques à travers l’image. À la fin du XIXe siècle le français Alphonse Bertillon met au point l’identification anthropométrique. Elle vient accompagner, surtout compléter par une indexation exhaustive, les détails qui vont permettre de reconnaître une personne sans risque d’erreur, notamment le risque de méprise avec un sosie.
Selon les pays, les époques, on trouve des mugshots de différentes factures. Souvent portrait face et profil. Parfois un portrait doublé d’une pose en pied en habits de ville.
C’est à partir de ces fiches d’identité historiques (d’origine australienne) que j’ai réalisé ces portraits, pour la plupart en noir en blanc ou sépia. L’époque que j’ai retenue est comprise entre 1920 et 1930.

(Il existe aujourd’hui sur internet un véritable trafic crapuleux à propos des “mugshots”. Des sites ont référencé les fiches et photos de milliers de détenus ou de personnes ayant fait l’objet d’une simple identification policière. Ces sites réclament plusieurs centaines ou milliers de dollars lorsque l’intéressé souhaite faire disparaître son portrait d’internet. C’est un véritable chantage. À contrario, internet a aussi permis dans de nombreux cas de diffuser des informations susceptibles de résoudre des affaires criminelles.)

Côte à côte

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Sur l’estran désormais abandonné au vent et à la vague, les grains de sable glissent et effacent promesses et espoirs. Qu’emporte l’océan, des misères et des joies dans son tumulte par delà la ligne d’horizon vers un pays indécis aux nouvelles couleurs. Que chaque syllabe prononcée, que chaque mot calligraphié soient l’accomplissement d’un destin unique. Que les prophéties d’un jour meilleur émergent au point de l’aube et se renouvellent à chaque flux. Sur l’estran de nouvelles promesses sont inscrites, toujours. Elles naviguent enfourchant amoureusement la crête écumeuse de l’océan. Et parfois sur la roche, une vague dépose dans un fracas de neige les bribes de vœux encore tout frais. Alors que le soir pousse à l’ouest un soleil fatigué, les dernières lueurs font scintiller sur le sable tiède le ventre nacré de quelques coquillages.

(Peintures technique mixte : encre, acrylique, huile. Format 50×65 cm)

Morbihan 2021

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Bientôt la fin septembre, signe de mon retour en région parisienne et l’adieu aux paysages du Morbihan. Avec une connexion internet au débit aléatoire, j’ai dû mettre de côté une bonne partie de mes peintures que je livre aujourd’hui aux flux indiscipliné. Pour le coup, ça fait un nombre conséquent de peintures. Une bonne partie des séquences où la mer est présente ont été réalisées en dehors des mois les plus touristiques de l’été. Juillet et août rassemblèrent ici toute une société d’arthropodes. Plages envahies d’insectes à deux pattes, chenilles randonneuses sur le sentier des douaniers, mille pattes motorisés formant une cohorte malodorante à toutes les croisées. C’est comme d’habitude à ce moment là que je me tourne vers l’intérieur des terres, la campagne fraîche aux senteurs odorantes et naturelles. Je reste plus que jamais fidèle à la peinture en plein air pendant ces mois passés dans le Morbihan. Je maintiens au maximum des séances sur le motif d’une durée n’excédant pas deux heures et je réduis au maximum les reprises.

Zoé la clown

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Il existe la Grande “Zoa” et aussi la petite Zoé grimée en clown.
Une transformation qu’elle semble particulièrement apprécier.
Ça faisait un petit moment que je n’avais pas mis ce blog à jour. Voilà l’occasion grâce à cette séance de pose en live via l’application “Zoom” de combler cette lacune. Zoé nous a proposé deux heures de participation avec 2 poses sous trois angles de prises de vues. On en fait vite le tour dès lors que l’on ne se lance pas dans un dessin complexe ou une peinture qui réclame un peu de temps. Pour ma part, adepte du croquis rapide, j’ai doublé ou triplé parfois la même pose sous un angle différent en la reprenant avec des techniques distinctes (encre, fusain, crayons pastels ou aquarelle. Mais bref, cette séance m’aura remis un peu dans le bain, pour une rentrée soit avec du modèle vivant en présentiel…au pire en vidéo live.