Combas à Avignon

Mis en avant

En raison de travaux, le musée Angladon à Avignon a fait migrer ses œuvres quelques rues plus loin, vers la Collection Lambert, musée d’art contemporain. L’Hôtel de Caumont et de Montfaucon exposent donc en ce moment, la collection Jacques Doucet (Chardin, Van Gogh, Cézanne, Degas, Vuillard, Picasso, Modigliani, Man Ray…) ainsi qu’un artiste incontournable de la figuration libre, Robert Combas.
Sous le titre “Les Combas de Lambert”, le musée réunit pas moins de 250 œuvres, rappelant le rôle fondateur de Robert Combas qui au même moment que Jean-Michel Basquiat, Keith Haring et bien d’autres grands noms, démontra que la peinture n’était pas morte, mais plus vivante que jamais.

Robert Combas est né en 1957. Au début des années 80 un vent nouveau souffle sur les arts. C’est l’ère des radios libres, du reggae, du disco et la peinture figurative qui avait été enterrée et bannie pendant 15 ans, revient sur la scène portée par un marché économique prospère. En 1983, Robert Combas obtient sa première exposition avec l’allemand Middendorf et Jean-Charles Blais à la galerie Yvon Lambert. Il y eut entre Robert Combas et son marchand, une réelle amitié, intense et réciproque pour preuve, le nombre de toiles, de dessins, d’œuvres tous supports en la possession d’Yvon Lambert. Combas est ainsi l’artiste le plus représenté dans la Collection Lambert comme Andres Serrano ou Nan Goldin (photographes).
Grâce à Y.Lambert, Combas fut exposé dans le temple de l’art New-Yorkais de Léo Castelli. Combas devint progressivement le représentant d’une nouvelle génération, symbole d’une peinture française qui semblait reprendre des couleurs. L’artiste représentait la gaieté, l’innocence associée à la boulimie d’un travail instinctif et impulsif. Hautes en couleur, ses œuvres tranchent avec les réalisations des artistes habituels exposés dans la collection Lambert.
Totalement autodidacte, comme un enfant découvrant des pots de peinture et des pinceaux, Combas joue avec les couleurs exprime sa créativité sur tous supports (papiers, toiles, cartons, draps…). À l’écart de l’actualité artistique, entre le Facteur Cheval, Gaston Chaissac et l’Art Brut, il aura commencé son œuvre sans se soucier des modes, et des artistes qui auraient pu être des points de repères. Robert Combas préférait les codes de la culture populaire, les images de la rue, et les discussions où l’on parlait de tout sauf d’art.
L’exposition présente près de 200 œuvres des années 80/90 de la Collection Lambert et de belles peintures de la collection privée de son galeriste Laurent Strouk. Des œuvres monumentales (La guerre de Troie, près de 10 mètres) aux scènes de genre, le parcours s’intéresse plus particulièrement aux thèmes chers à l’artiste comme le bestiaire, l’amour, les batailles, la musique, la religion ou encore la mythologie.
En marge de cette exposition, il faut remarquer les salles dédiées au prix Yvon Lambert pour la jeune création avec des réalisations (très mâtures) de jeunes diplômés des 7 écoles d’art de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Collection Lambert
5 rue Violette
84 000 Avignon

Exposition :
Les Combas de Lambert
11 décembre 2016 au 05 juin 2017