Trognes

Ce matin pendant ma randonnée, longeant une parcelle de forêt aux fougères rougissantes, je me sentis imperceptiblement suivi du regard. On m’observait en silence. De part et d’autre du chemin qui se resserra brusquement, je perçus des êtres immobiles aux visages outragés par le temps. Attentif, bienveillant avec ces corps pourtant rigidifiés, une complicité discrète s’instaura entre nous. Chacun désireux de me confier son histoire, j’allais de l’un à l’autre empathique pour leur tirer le portrait. Que pouvais-je faire d’autre sinon vous transmettre par l’image un peu de leur vie de gardiens solitaires…

19 réflexions au sujet de « Trognes »

    • Merci Bruno…ce sont des traverses de chemin de fer reconditionnées en poteaux de clôtures. Ça va bien car leur traitement les rend pratiquement imputrescibles. Ça crée des figures parfois très originales et variées…

  1. 🙂 J’aurais aimé te suivre dans ta balade et ta rencontre avec tous ces « visages ». Ils auraient augmenté ma « collection ». 😉 Merci pour le partage.

    • Ni portes ni arbres, simplement des traverses de chemin de fer reconditionnées en poteaux de clôtures. Traitées chimiquement, elles sont impérissables. Voilà, la poésie s’en est allée ;-))

    • Jamais seul si on laisse l’imagination prendre le dessus…Les êtres que l’on croise, sont parfois ceux qui sont à l’intérieur de nous…

  2. Comme des masques qui traversent le temps, attendant une âme pour les habiter, tendre invitation. Jeux de tons entre bois et chlorophylle, j’aime beaucoup.

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