Mes encres scolaires

Mis en avant

Mes encres à l’eau pour les petits et pour moi aussi.


Ce jeudi, nous avons été gâtés avec un joli modèle aux poses très travaillées surtout dans le placement des bras et le mouvement des mains. Pour augmenter les difficultés nous nous étions fixés des poses sur un timing de 7 à 10 minutes
.
De ce fait, il y a eu pas mal de soupirs, de frustrations et de désespoir lorsque l’alarme signifiait la fin de la pose en cours et l’enchaînement immédiat sur une autre pose. J’en ai profité pour tester en modèle vivant mes encres scolaires dont quelques amis se sont “gentiment” moqués. Au prix de 4€ le flacon de 250 ml, il m’est permis de laisser fuser la couleur sans regretter mes encres Pébéo et Sennelier au tarif prohibitif. Pour plus de praticité d’emploi, j’ai trouvé des petits flacons en plastique pourvus d’un bouchon à canule très fin qui me permet pour les grands formats de dessiner directement avec l’embout.
Ici, les croquis sont réalisés au pinceau d’un seul jet. Contrairement à l’aquarelle qui reste pour une partie en surface et autorise des corrections ou atténuations, l’encre pénètre tout de suite le papier compte tenu de sa fluidité. Le rendu est éclatant, plutôt dense et saturé comparé aux résultats obtenus avec l’aquarelle. Avantage ou inconvénient pour certains sujets, l’encre sèche assez vite et fonctionne plutôt bien par glacis. La densité de la couleur réclame beaucoup d’eau et nettoyer son pinceau et passer d’un bleu foncé à un jaune clair sans polluer la teinte la plus claire est d’une grande difficulté.

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De la poudre à l’art

À l’origine, j’avais l’intention de rendre une petite visite au Musée d’Orsay, sans doute mon musée préféré, autant par son contenu que par son architecture que je trouve particulièrement réussie pour une sympathique déambulation. Orsay a toujours évoqué pour moi le plaisir de flâner d’une salle à l’autre au milieu de peintures qui font plus partie de mon intimité que les magistrales œuvres du Louvre. Une exposition consacrée aux dessins de danse de Degas me faisait un clin d’œil depuis quelque temps à Orsay. Et puis, influence du climat ou inconséquence de l’esprit humain, c’est vers le petit Palais que j’ai orienté mon choix compte tenu d’une affiche alléchante “L’art du pastel de Degas à Redon”. Finalement des dessins de  Degas aux pastels du même Degas, il n’y avait pas forfaiture à se désavouer. 

Il fallait ce jour là une bonne dose de courage mais surtout d’épais vêtements pour démarrer une file d’attente au pied des marches du petit Palais. L’air y gelait même la lumière et le vent sibérien sans pitié ne laissait aucun répit aux pauvres SDF emballés tels des momies dans leurs duvets poussiéreux.
Après 20 minutes d’attente et quelques rigolades entre les visiteurs que nous sommes (le rire doit certainement tenir chaud), deux fonctionnaires ouvrent enfin la file d’attente. C’est là, que nous apprenons que l’entrée se fait à un autre endroit du bâtiment. Tout le monde râle ! Une anglaise nous confie :
“— Je ne comprends pas en France c’est toujours le bazard !”.
Résignés, mais finalement trop contents de nous mettre au chaud, en petit troupeau docile nous contournons la majestueuse entrée principale aux ferronneries dorées pour nous agglutiner devant une vilaine petite porte vitrée qui….ne s’ouvre pas ! Là derrière, quelques “ombres” s’agitent, vont et viennent dans une effervescence fébrile qui n’annonce rien de bon. Mon impatience grandit et je sens la bonne humeur de mes compagnons d’infortune tourner au vinaigre. Une baie vitrée s’ouvre, on se précipite, un groupe force le passage. Trop tard pour nous, la porte se referme brutalement. Ce n’est pas la bonne entrée. Après plusieurs tentatives, comme la mer rouge s’écartant pour laisser passer les israélites…l’accès au musée nous est enfin largement offert. “Comme vous avez pu le constater, nous avons un problème d’ouverture des portes !” Les railleurs en profitent pour demander au personnel du musée s’ils ont eu le temps de nous préparer le café et les croissants…Je vous rassure, le reste de la visite se fera dans une ambiance calme et feutrée, très intime pour cette belle exposition de pastels.

“Le pastel a une fleur, un velouté, comme une liberté de délicatesse et d’une grâce mouvante que ni l’aquarelle, ni l’huile ne pourraient atteindre.”
Joris-Karl Huysmans (Exposition des Indépendants en 1881)

L’âge d’or du pastel connaît son apogée en 1765. Il est à ce point prisé, qu’il rivalise largement avec la peinture, la sculpture et la gravure. Pour les portraits, il est même préféré à l’huile. Les grands pastellistes de l’époque se nomment Charles Le Brun, Joseph Vivien, Maurice Quentin de La Tour, Jean-Baptiste Chardin…

Au 18 ème siècle le pastel atteint la perfection, toute l’aristocratie se fait portraiturer par les meilleurs pastellistes. La révolution Française apporte un bouleversement en profondeur de la société. L’aristocratie est désormais suspecte et le pastel, reconnu pour être le mode de représentation favori de la bourgeoisie est jugé compromettant. Tout ce qui persiste de l’ancien régime devient antisocial. Perruques, vêtements amples et enrubannés, fards…tous les symboles d’une classe sociale déchue, dont la technique du pastel avait su si bien rendre les attraits, sont bannis. Le pastel devient démodé autant que les codes vestimentaires et esthétiques de la bourgeoisie. C’est le retour à la rigueur avec la peinture à l’huile.

Dans le dernier quart du 19 ème siècle, puis au début du 20 ème siècle, le pastel jouit d’un véritable intérêt et offre une alternative « nouvelle » à la peinture à l’huile. La création de la Société de Pastellistes Français en 1885, la construction d’un pavillon de pastellistes pour l’Exposition Universelle de 1889, permettent à cette technique « redécouverte » de s’imposer pour elle-même.

Auprès des Impressionnistes, le pastel se développe comme une évidence pour traduire des sensations instantanées. Sa facilité de mise en œuvre sur le terrain, sa rapidité d’exécution en fait un médium en harmonie avec leur esthétique, suggestion de mouvement, effets de lumière. Artistes paysagistes avant tout, les impressionnistes n’en délaissent pas pour autant la représentation humaine pourvu qu’elle soit rendue dans la vérité du quotidien. Degas avec les danseuses, Mary Cassatt avec les figures d’enfants, témoignent de cet intérêt.

La fin du 19 ème siècle signe le retour des grands portraits mondains. L’élite aristocratique et bourgeoise, retrouve le charme et le raffinement de la poudre de pastel. Cette époque bénie pour les artistes leur permet d’exprimer pleinement art et virtuosité et leur offre aussi de très bonnes perspectives commerciales. Hommes influents, élégance féminine en grands formats témoignent que le pastel n’a plus rien à envier à la peinture à l’huile. Les carnations sont admirablement rendues et les nus de Pierre Carrier-Belleuse ou d’Alfred Roll démontre la grande variété d’expression des pastellistes de cette époque.

Les peintres « symbolistes » trouvent dans le pastel la magie qui leur permet d’exprimer toute leur réalité intérieure. Sentiments, rêves, ils privilégient les sujets rares, littéraires, allégories ou mythes. C’est tout un univers poétique qui prend forme bien loin de l’univers réaliste et instantané des impressionnistes. Le monde étrange et fanstasmagorique d’Odilon Redon conclut cette exposition à travers 3 pastels, dont le sentiment subjectif qui est l’essence même de son œuvre reste encore aujourd’hui une énigme.

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Quelques couleurs

 Je n’ai pas grand chose à dire sur cette galerie dont certaines réalisations ont été publiées sur Facebook. Il m’arrive de ne plus savoir exactement ce qui a déjà fait l’occasion d’une publication. Les dessins et peintures, s’accrochent sur mes murs, s’entassent dans des cartons pendant un certain temps et partent comme un vin vieillir dans ma cave sur quelques étagères. Le temps bonifie t’il les peintures ? J’en doute. En tout cas ce que je sais c’est que l’absence de lumière agit sur l’huile de lin contenue dans les couleurs. Cette action assombrit les « œuvres » et il faudra une exposition à la lumière pour leur redonner leur éclat. Comme quoi, en peinture il faut aussi posséder un savoir de « petit chimiste ».

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Après l’été

Les vacances d’été, ont vu l’atelier de modèle vivant fermer ses portes autour d’un repas bien convivial. La rentrée de septembre tant attendue après 3 mois de diète, s’est déroulée très mollement. L’atelier doit supporter une perte de quelques adhérents ce qui, pour une petite association qui ne fonctionne que sur la participation de ses membres, représente un danger majeur pour sa survie.
Trop peu de membres, trop peu de cotisations et l’équilibre déjà précaire de notre petite communauté est mis à mal.
L’avenir est imprévisible et rien n’est inéluctable. Il est encore possible de retrouver à terme un effectif nécessaire et suffisant pour continuer notre activité.
Une année de travail et d’espoir s’ouvre devant nous alors que, déjà de nouveaux croquis viennent compléter, bousculer ma précédente publication.

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Le nu va se rhabiller


Fin juin signifie la fermeture pour trois mois de l’atelier de modèle vivant. 

Aurevoir le ronflement des chauffages d’appoint qui font perler les gouttes de sueur au front des plus braves et griller le modèle collé tout contre. Oubliés les éclats de rire qui fusent à la sortie d’une bonne blague et qui forcément trouve toujours un écho amplifié derrière un chevalet anonyme. Adieu les petites poses café accompagnées parfois d’un biscuit, qui permettent au modèle de relaxer son corps et nous accordent quelques bavardages tout en admirant nos exploits graphiques. 

Pour bien conclure une année de travail, quoi de plus sympathique que d’organiser une petite réunion amicale autour d’un repas “presque improvisé”. Chacun ayant préparé un “en cas” différent, nous avons allègrement mélangé les plats et les saveurs, le sucré et le salé. Qu’importe la règle, le plaisir de finir cette session était là et  cette réunion autour d’une table bien garnie n’a pu que contribuer à plus de reconnaissance de l’autre.

Tous n’étaient pas présents, dommage pour certains et tant pis pour d’autres. On se dit au plaisir de se retrouver fin septembre et bonnes vacances à tous.

En galerie mes derniers croquis de modèle vivant réalisés à l’huile sur papier.

 

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Ateliers du Mesnil

Le Club Artistique du Mesnil Le Roi, organise une exposition d’art
du 30 mai au 7 juin 2015, intitulée ; « Les Ateliers du Mesnil ».
Je participerai à cette exposition avec 6 aquarelles présentées sous forme de 3 diptyques.

atelier Mesnil Le Roi-01 atelier Mesnil Le Roi-02 atelier Mesnil Le Roi-03

Les Ateliers du Mesnil
30 mai au 7 juin 2015.
Du mardi au samedi de 14h à 18h
Les dimanches de 10h à 18h sans interruption.

Centre Georges Brassens
100, rue Jules Rein
78600 Mesnil Le Roi

Rememorare.

Pour tous ceux qui s’intéressent à mes dessins, je viens d’éditer sur Blurb un album de croquis et dessins de nus.

Je crois que la tâche la plus difficile qu’il m’ait été donnée de réaliser, consiste en la confection de cet album qui reprend une partie des dessins et croquis que j’ai pu éxécuter ces trois dernières années. Photographier, scanner, traiter, sélectionner, ordonner, voilà des actions qui réclament attention et minutie. Que garder, que mettre de côté ? Certains croquis sont pour moi, malgré les imperfections, des documents qui m’inspirent. Parfois trois traits à peine jetés, esquissés dans le mouvement, soumis à mon regard, me replongent dans l’acte même de la création.

Rememorare, comme s’il y avait une mémoire du geste et du plaisir. Enfin, le résultat de tout ce travail, est pour une bonne part rassemblé ici. Cet album ne contiendra pas les derniers dessins qui continuent d’abreuver mes carnets et mes cartons. Mais, trop point n’en faut. La mesure entre le juste et le trop est évidemment difficile à déterminer. J’espère avoir réussi par mes choix à susciter au moins un regard enthousiaste.

L’album comporte 114 pages couleur au format 13 x 20 cm. Si vous souhaitez l’acheter, Il est vendu 26€ par Blurb (prix coûtant, je ne prends aucune marge dessus). Mais vous pouvez me faire un grand plaisir en vous contentant de le consulter tout simplement.

06_rememorareEn cliquant sur l’illustration ci-contre, vous pourrez accéder directement à l’album. Pour visualiser toutes les pages, cliquez ensuite sur « Aperçu » puis faites défiler.
Les plus téméraires, trouveront le bouton pour agrandir l’album au format plein écran.

Bonne visite à mon exposition virtuelle.

 

 

03_rememorare

 

Nus d’automne.

nus_croquis_01
Ça faisait un petit moment déjà que je pensais mettre à jour ma galerie « croquis de nus ». En septembre, c’est la réouverture de l’atelier, le moment de retrouver tout le monde et surtout de reprendre le maniement du crayon avec ardeur. En quelques semaines, les croquis s’amoncellent vite. Il me fallait le temps de faire une petite sélection, puis d’en organiser la reproduction. Voilà, c’est chose faite. La mise en ligne ci-dessous présente différentes techniques, fusain, mine graphite, pastel à l’huile, pierre noire etc…

Le pastel à huile est traité sur un support papier très lisse (papier pour feutre) et dilué à l’essence pour obtenir des tons transparents. Certains croquis sont exécutés très rapidement avec des Néocolor solubles à l’eau.

Ateliers du Mesnil

Après le mois d’avril où l’on ne doit pas se découvrir d’un fil, voici le joli mois de mai durant lequel on peut faire ce qu’il nous plait.

Ouf il était temps ! C’est toujours au mois de mai aussi que fleurissent non seulement les petites fleurs qui n’en peuvent plus de retenue, mais également de nombreuses expositions de peinture en région. Je trouve dommage que ces événements artistiques se déroulant tous en même temps, nous empêchent d’être présents à plusieurs endroits à la fois. Ceux qui ont une production importante se sentiront à l’aise pour exposer ici et là et répartir au mieux le résultat de leur travail. Pour ma part, à l’occasion de la semaine artistique des « Ateliers de Mesnil Le Roi », je me contenterai de présenter 3 aquarelles croquées sur le vif lors des séances de modèle vivant ainsi qu’une toile en technique mixte, réalisée à partir d’un croquis à l’encre.

Les Ateliers du Mesnil, du 25 mai au 2 juin 2013.
Du mardi au vendredi de 15h à 18h30.
Samedi et dimanche de 10h à 18h30 sans interruption.

Centre georges Brassens
(Salle d’exposition du bas).
100, rue Jules Rein
Mesnil Le Roi 78600.
Tel. : 01 34 93 49 15

Aquarelle 01

Aquarelle 01

Aquarelle 02

Aquarelle 02

Aquarelle 03

Aquarelle 03

Technique mixte

Technique mixte

Atelier en panne

Bon je sais, vous allez vous dire « tiens le revoilà ».
Ça faisait longtemps ! Et oui, ça faisait un petit bout de temps que ma souris se morfondait dans son coin, sans un petit bout de texte à grignoter. Quelques vacances, une lombalgie, aussi un peu de fainéantise avouée et un printemps qui tardait à venir ne m’ont pas incité à mettre à jour ce blog.

Mauvaise nouvelle pour l’atelier de « nus » du samedi. Notre dynamique intervenante, pour des raisons personnelles quitte la région Parisienne et s’installe désormais dans le Morbihan. Nous perdons une animatrice et du même coup, les séances de « croquis » vont disparaître. Le groupe sympathique que nous formions va se dissoudre. Hélas !

Pour cette avant dernière séance, comme à l’habitude, nous avons tout d’abord travaillé en croquis très rapides de 1 ou 2 minutes. Faute de modèle nu, nous avons posé chacun notre tour… Bien fait pour nous ! Nous avons pu ressentir combien poser sans bouger quelques minutes peut-être pénible, tant nous sommes habitués dans notre quotidien à remuer sans nous en rendre compte.

Les 3 planches de croquis qui suivent, sont réalisées dans l’odre chronologique de l’échauffement de l’œil. On peut voir que le couple œil/main s’améliore, devient plus précis. Pour des poses de même durée, le croquis est plus détaillé, plus présent. Fonctionnant comme un appareil photo, l’œil capte l’essentiel du modèle, et la main accélère pour retranscrire le maximum de signes dans un instant donné.01_elysabeth_03_13 02_elysabeth_03_1303_elysabeth_03_13

Pour finir la séance, nous nous sommes adonnés au « portrait » rapide de 10 à 15 minutes. L’essentiel étant non pas d’obtenir des « figures » ressemblantes, mais de saisir l’expression principale, les traits essentiels qui peuvent caractériser chaque personne. Anne, Nathalie et Nathalie se sont prêtées au jeu de la pose. Merci à elles.06_portrait_03_1305_portrait_03_13 04_portrait_03_13