Musée Mendjiski

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Par dépit, faute de pouvoir visiter “Rembrandt Intime” au musée Jacquemart-André (vu le monde, l’intimité n’était pas au rendez-vous), et après avoir cherché une exposition ouverte et facilement accessible un lundi, je me suis rendu compte combien tous ces établissements avaient réussi à compliquer la vie des visiteurs. Vous n’avez pas remarqué ! Ils se sont tous donné le mot pour brouiller leurs jours d’ouverture. Certains musées sont fermé le lundi, d’autres le mardi, d’autres le jeudi. D’autres, plus rarement, sont ouvert tous les jours. Et puis, il faut désormais prendre rendez-vous, pour visiter son expo. Tel jour et à telle heure ! Prendre son billet à l’avance, son ticket de passage pour faire la queue comme pour acheter un bifteck au rayon viande…chez Leclerc. mendjiski-01

À force de chercher et un peu désespéré, je me suis tourné vers le petit musée Mendjiski, que je ne connaissais même pas de nom (ouvert en 2014 seulement). Le musée des Écoles de Paris. Le terme “École” désigne l’ensemble des artistes étrangers arrivés au début du XXe siècle dans la capitale, à la recherche de débouchés artistiques. De 1900 au début de la Première Guerre Mondiale, un afflux d’artistes arrive à Paris provenant souvent d’Europe centrale. La première école regroupe les artistes de 1912 à 1939. La deuxième école de Paris débute en 1945 jusqu’en 1960. C’est d’avantage un regroupement géographique que stylistique dont font partie, pour les plus connus, Pierre Alechinsky, Camille Bryen, Bernard Buffet, François Desnoyer, Jean Fautrier ou Simon Hantaï. 
L’exposition en cours s’intitule “Les insoumis de l’art moderne, Paris les années 50”. Les insoumis, ce sont des jeunes peintres épris d’humanité, qui se sont battus tout comme Francis Bacon, Balthus, Lucian Freud, Edward Hopper ou Giorgio Morandi pour imposer une figuration que la modernité voulait à jamais dissoudre. Je vous avouerai que l’événement n’est pas majeur et la douzaine d’artistes présentés ne représentait pas grand chose pour moi (à part Paul Rebeyrolle et l’éternel Bernard Buffet dont l’œuvre me laisse totalement indifférent). Par contre, j’ai adoré le musée qui était à l’origine l’atelier de Louis Barillet un grand maître verrier. C’est l’architecte Robert Mallet-Stevens qui a édifié le bâtiment en 1932. L’atelier transformé aujourd’hui en musée, offre quatre niveaux d’exposition. La pièce la plus impressionnante se situe au quatrième niveau. Elle est inondée de lumière par une grande verrière et possède une superbe mezzanine. Une architecture qui voulait aussi proclamer à l’époque la réussite sociale de son propriétaire. La maison se situe au fond d’une impasse privée et arborée dont il ne faut pas rater l’entrée tant le cadre est intimiste.
Si vous n’êtes pas féru d’art des années cinquante, ne vous précipitez pas pour l’expo en cours (jusqu’au 31 décembre 2016)…allez-y pour le bâtiment, pour changer d’univers dans un tout petit coin du 15ème arrondissement. Allez-y enfin pour comprendre ce qu’est un atelier de rêve…sans doute inaccessible et irréalisable aujourd’hui à Paris.

Musée Mendjiski
15 square de Vergennes – Paris 15ème
(Entrée sous le porche à hauteur du 279 rue de Vaugirard)

Trait-portrait.

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L’automne est là, bien installé maintenant et il sera difficile d’arrêter sa progression vers l’hiver qui, il paraît devrait être rigoureux. Même si quelques belles journées fleurissent encore par-ci par là, je ne suis pas dupe, nous allons vers des journées grises, sans lumière. Tout ça n’est pas pour m’inciter à sortir peindre dans le froid ou l’humidité. Et pourtant, il y a de belles choses à faire sur le vif. J’attendrai que le courage me revienne.

Pour l’heure, je fais une petite mise à jour comme toujours en parallèle de Facebook. Pas de paysages, ni d’inspirations maritimes cette fois-ci. Je ne pensais pas me lancer avec autant de plaisir dans les portraits. Une certaine appréhension face à la difficulté que représente la figure humaine et pire encore, celle de la ressemblance surtout avec les enfants, m’a longtemps fait hésiter à me lancer. Quelques rencontres, quelques échanges avec des amis peintres, m’ont encouragé à mettre mon appréhension de côté. Mais, comme la chose n’est jamais gagnée, il y a encore un grand écart entre ce que je vois et ce dont je suis capable de réaliser. Il me reste comme toujours, de sérieux progrès à faire.

John Singer Sargent - Autoportrait 1906

John Singer Sargent – Autoportrait 1906

John Singer Sargent, était un peintre américain qui excellait dans les portraits, il disait avec une pointe d’humour :
“Chaque fois que je peins un portrait,
je perds un ami.”

 

 

 

 

 

 

Septembre au soleil

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Le mois de septembre aura été bien chaud, trop chaud même dans le Vaucluse. De fin août à la mi-septembre, la température journalière se sera située aux alentours des 35° systématiques.
Peindre fut très pénible même en recherchant l’ombre. L’air chauffé à blanc manquait et le moindre geste, comme manier le pinceau devenait un exploit. Les séances à l’extérieur ne pouvant se réaliser que pendant 2 heures maximum (de 8 à 10 heures) il m’a fallu travailler vite, parfois trop vite pressé par le souffle chaud que je sentais m’envahir. L’inconvénient de cette température excessive, m’a également obligé à peindre sensiblement toujours aux mêmes horaires, donc avec une lumière identique sur chaque toile. La rapide montée du soleil m’a imposé d’incessantes modifications des contrastes, des valeurs, de la direction des ombres, des couleurs. Ce qui était peint en tonalités chaudes à 8 heures, devenait bleuté en plein soleil à 10 heures. Il m’a fallu figer ce qui était le moment le plus lumineux. De ce fait, toutes mes toiles possèdent une certaine uniformité de couleur, une palette globalement restreinte. Le résultat est un peu monotone, mais il reflète l’ambiance générale des paysages que j’ai vus ici. Ces études in vivo, que je qualifie de “paysages réalistes” me donnent l’occasion de travailler selon un “timing”, de cerner au plus près la couleur et de lutter contre les éléments naturels souvent perturbateurs.

Britanny inspiration

Je l’ai déjà dit, en peinture il y a deux situations que j’affectionne particulièrement. Celle de peindre à l’extérieur, pour la dimension inégalable que la nature offre à mes sens et celle de scènes vivantes et animées, pour l’excitation du challenge à chaque fois renouvelé. Mais le reste du temps, je dois me faire une raison. Le rectangle de ma fenêtre ne m’offre pas les paysages escomptés. Point de vagues s’écrasant avec fureur sur les rochers, ni de grands espaces ou courent les nuages. Alors, il me faut faire appel à mes souvenirs, faire revenir à moi, comme en un lent développement des images, des situations vécues que mes sens ont pu emmagasiner. Sur les murs, j’agraphe des photos pêle mêle de différents endroits, de multiples angles et par un discret retrait accompagné de musique je tente de me replonger au cœur de l’action. Peu à peu, de la ligne, de la couleur et de la matière, naissent des paysages qui finissent par s’imposer à moi comme des réalités vécues. Tout est faux et cependant chaque peinture n’a jamais été aussi vraie et concrète. Inspiration, interprétation, le Morbihan et ses multiples variations marines, est une source dynamique de création.

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GALERIE DE DÉTAILS

 

 

L’Euro de football

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À quelques fréquences électromagnétiques de notre belle Europe, les barbares de l’état islamique, doivent bien se marrer. Je suis sûr, qu’en faisant fi des préceptes de Mahomet, ils doivent, comme chez nous, se vautrer sur un vieux canapé en compagnie de quelques bières et, savourer le spectacle que nous sommes en train de donner en tant que “civilisation évoluée”.

Et oui ! Pas besoin de venir foutre le “bordel” chez nous, on a aussi nos barbares du football qui le font assez bien. On a les « cons » que l’on peut. Quelle belle image de tolérance, de paix, d’empathie donnent ces ignares qui s’affrontent à l’occasion de l’Euro de foot. À croire que ce sport est le creuset des plus notoires crétins que notre société est capable de produire. Je me demande encore qui ce sport peut faire rêver. À part les enfants, qui sont trompés par les belles images des héros de pacotille que les écrans diffusent et par les médias au discours fallacieux qui tentent par tous les moyens de se récupérer une manne confortable en capitalisant sur les scores d’audimat. Comment peut-on espérer une fraternité sereine avec cet Euro de foot, incapables que nous sommes d’apprécier nos différences. Chacun tirant la couverture à soi dans une Europe de plus en plus bienveillante aux intonations d’un nationalisme nauséabond. Et même les politiques s’y mettent en essayant de nous faire oublier leur présence de plus en plus illégitime et leur incurie de gouvernance. Comment nous faire avaler de force l’idée que tout va aller bien pendant et même mieux après. La magie du foot va rendre un peuple amnésique pendant un mois (exactement trente et un jours de bonheur virtuel). “Panem et circenses”, du pain et des jeux. Est-ce un projet d’avenir pour notre société que de s’aveugler précisément à travers ce “jeu de dupes”. Après chaque exaction perpétrée par des “bêtes humaines”, j’entends les mêmes commentaires que les “officiels” nous assènent, qu’ils viennent de la politique ou des instances du sport :
— Ceux qui se livrent à de tels ces actes, ne sont pas dignes d’appartenir au monde du football…et bla bla bla !

Il faut admettre une fois pour toutes que les brutalités et les heurts entre supporters sont inhérents au milieu du football. Et toutes ces belles déclarations “d’encravatés”, mille fois entendues, mille fois propulsées dans un vide sidéral, ne sont suivies d’aucun effet et aucune solution réellement efficace n’a été mise en place. Sport populaire emblématique s’il en est, le football comme tous les sports, génère sa propre dramaturgie. Si je peux en apprécier les différentes phases techniques, je dois reconnaître que j’ai peu de considération pour la majorité de ses acteurs (comédiens). J’aime le sport, et de plus en plus celui que l’on pratique en bas de chez soi, dans le bois d’en face ou dans le petit gymnase au coin de la rue. Je m’en voudrais de supporter de manière inconditionnelle une quelconque équipe en sachant que derrière tout ça, un peu comme lorsqu’on nous envoie à la guerre, c’est toujours pour le plus grand profit de quelques spéculateurs.

Trop, c’est trop !

Mesnil, motif du jour

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Les cultures maraîchères inondées par la Seine, forment un magnifique lac.

Comme chaque année, la municipalité organisait une journée peinture en plein air “dans et autour” de la ville. Le temps était bien gris en ce dimanche 5 juin, et le lointain noyé dans une brume bleutée ne se découvrit que tard en début de soirée.
Les inondations écoulaient tranquillement leurs eaux boueuses et on pouvait se poser la question de la réussite de cette manifestation artistique. Les peintres ne sont pas venus en grand nombre, mais nous étions un petit groupe très motivé et finalement, c’était le principal pour passer une bonne journée conviviale…en plein air. Le matin nous fûmes accueillis de façon chaleureuse par l’équipe organisatrice, toute à nos petits soins. Un vrai petit déjeuner avec café, jus de fruits, croissants et plus qu’il n’en fallait nous attendait. Finalement, après cette bonne réception nous avons oublié la météo maussade et nous étions prêts à nous éparpiller dans la nature pour travailler un peu.

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Les jardins de Mesnil Le Roi inondés.

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Le petit chemin des Sablons au-dessus des cultures.

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L’église Saint Vincent et le cœur du village depuis la terrasse.

Midi, en bonne compagnie certains se sont regroupés pour partager un sandwich “ramolli” sorti du sac. Un déjeuner frugal, vite avalé. Juste le temps de quelques échanges, histoire de se connaître un peu plus et vite de nouveau sur le motif. À 17 heures, retour au point d’accueil et présentation des œuvres. Pour ma part, avec trois réalisations, j’aurai passé pas moins de sept heures debout à peindre non stop. La fatigue est bien présente et il me tarde de rentrer. Un cocktail de fin de journée nous attend en compagnie du maire Serge Caseris qui après le vote d’un jury, acquerra ma peinture pour l’hôtel de ville de Mesnil Le Roi. See you next time !

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Salle Georges Brassens, on ne rigole plus.

Danielle et André en académie

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Danielle et André, mes deux gentils élèves sur le motif.

Danielle et André, mes deux » gentils et studieux » élèves sur le motif.

Le mois dernier, j’avais décidé de donner quelques conseils de dessin et de peinture à deux amis “artistes” amateurs. Je mets le mot artistes entre parenthèses, car je sais déjà que leur modestie va s’insurger contre mon qualificatif. Le plus drôle est de voir ce qu’en dit ce bon vieux Larousse :
— Personne qui exerce professionnellement un des beaux-arts ou, à un niveau supérieur à celui de l’artisanat, un des arts appliqués.
— Personne dont le mode de vie s’écarte délibérément de celui de la bourgeoisie ; non-conformiste, marginal.
— Personne qui a le sens de la beauté et est capable de créer une œuvre d’art : une sensibilité d’artiste.
— Personne qui fait quelque chose avec beaucoup d’habileté, selon les règles de l’art : travail d’artiste.
Mais, je garde sous le coude la dernière définition qui me plaît beaucoup :
— Artiste, bon à rien, fantaisiste.

Les œuvres de Danielle.

Parc de Kéravéon à Erdeven (Morbihan) par Danielle.

En chemin vers l’abstraction, parc de Kéravéon à Erdeven (Morbihan) par Danielle.

Marée basse à l'anse du Pô à Carnac par Danielle.

Très synthétique, marée basse à l’anse du Pô à Carnac (Morbihan) par Danielle.

Portrait esquissé à l'essence et huile par Danielle.

Portrait esquissé à l’essence et huile par Danielle.

Portrait presque monochrome à l'huile par Danielle.

Portrait presque monochrome à l’huile par Danielle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais bien sûr, l’art ne sert à rien à l’heure où tout le monde vit sous l’influence d’une société à l’intense consommation industrielle. Alors mes petits élèves avec leurs misérables pinceaux à trois poils, ils ont une place où dans tout ce bazar. Vous en voyez beaucoup vous des artistes peintres, dehors, avec leur chevalet et leurs couleurs. Les badauds sont tellement étonnés d’en découvrir un dans la nature qu’ils se demandent si on ne tourne pas dans le coin un film sur Van Gogh, Monet ou Renoir. Il faut le reconnaître, pour la plupart des gens, la peinture s’arrête aux impressionnistes. Les bords de l’eau, les champs de blé aux coquelicots, les ambiances du petit matin. Aujourd’hui les artistes s’orientent vers l’abstrait, l’art conceptuel…tout ça en atelier. La nature n’est plus ressentie ni regardée,  elle est intellectualisée. L’acquisition, l’élaboration ne se montre pas comme ça en direct. La manière de réaliser la sauce ne regarde plus personne. Sur le motif, les gens s’approchent prudemment du peintre par peur de déranger. À moins que ce ne soit par peur de se faire “mordre” par une espèce inconnue ou tout du moins en voie de disparition.

Les œuvres d’André.

Parc de Kéravéon à Erdeven (Morbihan) par André.

Tout en nuances, parc de Kéravéon à Erdeven (Morbihan) par André.

Marée basse à l'anse du Pô à Carnac par André.

Marée basse à l’anse du Pô à Carnac par André.

Il faut oser travailler dehors, non pas à cause du regard des curieux, mais tout simplement pour dominer tous les problèmes que pose l’exercice sur le motif. Changement de lumière, vent, pluie, soleil, froid, bestioles, couleur qui sèche trop vite ou trop lentement, inconfort, fatigue, matériel inadapté etc…La liste pourrait s’allonger facilement. Mais, malgré tous ces inconvénients, rien n’est plus  formateur que cet apprentissage sur le vif. Alors, je félicite mes petits élèves (tout d’abord un peu réticents, habitués qu’ils étaient d’une part à peindre d’après photo et d’autre part, n’ayant aucune expérience du motif extérieur) d’avoir franchi le pas et de s’être lancés avec leurs pinceaux dans la nature.

Changer ses habitudes n’est pas facile, c’était une première pour eux sur le motif, comme pour moi en tant que “conseil”. Beaucoup de choses restent à travailler et à faire évoluer. Ça donnera à chacun l’occasion de se retrouver une prochaine fois et de retravailler ensemble j’espère avec plaisir.

Derniers jours

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morbihan-pointe-percho-008Les derniers jours, je me dépêche toujours pour réaliser tout ce que je n’ai pas pu faire en plusieurs semaines. Bien entendu, je n’y arrive jamais puisque le retard ne se récupère pas. Alors, je remets à l’année prochaine les vagues, les falaises, les sous-bois au fond des marais et les parcs ostréicoles à marée basse…

Flamenco y flamenca

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Sur le parking, quelques voitures stationnent, portes ouvertes, au milieu desquelles, un groupe de personnes en costume breton discutaillent joyeusement.
Avec Élysabeth, nous extrayons du coffre tout notre fourbi de dessin et, encombrés comme des sapins de Noël, nous abordons les bretons volubiles.
— Pardon, pourriez-vous nous indiquer où se passe la démonstration de flamenco ? Moment de silence dû à une incompréhension bien palpable ! Et oui, nous sommes bien ici en Bretagne pour croquer du flamenco en live.
— Allez voir par là, derrière ce bâtiment ! Nous indiquent les bretons mi-rigolards. De fait, au détour de la bâtisse, nous tombons nez à nez avec une petite dame toute souriante, au visage animé, moulée dans une robe noire avec des volants un peu partout. Les présentations avec les membres de la petite troupe sont rapides et sympathiques. La salle est grande, aérée et lumineuse. S’installer dans un tel espace est un vrai régal. Tout est fait pour nous permettre de travailler dans les meilleures conditions.
— Vous voulez une table pour vos affaires ? Là, vous avez assez de place ? On peut pousser les sièges si vous souhaitez ! Mireille Ouvrard, la présidente de l’association “El Flamenco” est à nos petits soins. Soucieuse de tout elle ne cesse de virevolter d’un endroit à l’autre, anxieuse sans doute de la bonne réussite de la journée “découverte du flamenco”. La salle se remplit lentement, un peu en désordre. Les proches, amis, famille, constituent la majorité des spectateurs. Malgré les nombreuses invitations lancées et distribuées, les sièges ne sont pas tous occupés. La déception se lit sur le visage de Mireille à cause de ses “bons voisins” qui semblent l’avoir totalement ignorée. Les élus sans doute engagés par d’autres festivités, ont aussi déserté la salle Groëz-Ven à Ploëmel. Après une présentation rapide de l’association de danse, de son rôle auprès des collectivités, de la philosophie de son apprentissage, et de la définition du flamenco, danse d’expression de la joie, de la misère et de la souffrance, tout le monde est prêt à “jouer sa partition”.
Pour Élysabeth et moi-même, les pinceaux, les couleurs, et les encres se mettent alors à l’unisson du mouvement énergique des “femmes flamenca”.

Association El Flamenco
Apprentissage Flamenco et Sévillane.
Salle Groëz-Ven à Ploëmel
Contact :
Mireille Ouvrard – 06 45 29 31 75

 

Morbihan, pointe du Percho

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Morbihan, la pointe du Percho. Ancienne batterie d'artillerie.

Morbihan, la pointe du Percho. Ancienne batterie d’artillerie.

J’ai toujours été fasciné et surtout impressionné par la puissance de la mer. Son mouvement, son vacarme accompagné du mugissement du vent. Il n’est pas nécessaire d’attendre une tempête pour se rendre à la pointe du Percho sur la côte sauvage de Quiberon. Là, quelle que soit la force ou l’amplitude de la marée, les vagues se fracassent avec puissance et parfois démence contre les blocs de granit érigés en sentinelles sombres. Le site est visité par de nombreux curieux, qu’ils soient randonneurs, touristes venus de loin ou tout simplement personnes du cru. Il y a toujours à voir et à ressentir.

Morbihan, la pointe du Percho. En surplomb, mouvement et puissance.

Morbihan, la pointe du Percho. En surplomb, mouvement et puissance.

En surplomb de la mer, cette pointe rocheuse est dès les premiers âges fréquentée par l’homme. Les hommes des mégalithes recherchent les belvédères qui seront propices à l’édification de sanctuaires. Le dolmen de la pointe du Percho orienté vers le soleil couchant, témoigne de l’intérêt du lieu et du sens sacré que l’homme a toujours concédé à la nature. Une petite bâtisse érodée, en pleine désolation marque le point le plus haut de la falaise. Injustement appelée “la maison des douaniers”, elle fut semble t’il, construite à destination militaire en 1696 et équipée de deux canons de marine. Jusqu’en 1918, elle portera le nom de “corps de garde”, ouvrage maçonné associé à une “batterie d’artillerie”. C’est en contrebas de cet endroit, dans un espace aérien, au contact de la roche que j’ai installé (dans un équilibre précaire) mon trépied et mes feuilles de papier ainsi que mes encres. Tout est solidement fixé pour éviter un catastrophique envol dû au souffle imprévisible venu de la mer.

Pointe du Percho. Encre noire sur papier.

Pointe du Percho. Encre noire sur papier.

Tout l’après-midi, les goélands me tiendront compagnie et s’approcheront insidieusement de mon sac pour tenter de me “chipper” un improbable morceau de nourriture. Gonflés les oiseaux !

Pointe du Percho. Encre noire sur papier.

Pointe du Percho. Encre noire sur papier.

 

Pointe du Percho. Encre noire et brou de noix sur papier.

Pointe du Percho. Encre noire et brou de noix sur papier.

 

Pointe du Percho. Encre noire et brou de noix sur papier.

Pointe du Percho. Encre noire et brou de noix sur papier.

 

Pointe du Percho. Encre noire, brou de noix et encre acrylique rouge sur papier.

Pointe du Percho. Encre noire, brou de noix et encre acrylique rouge sur papier.